Histoire de la marque

L'aventure Delage

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Les DELAGE sont nées en Février 1905
au 62, rue Chaptal à Levallois.

La toute première Delage fut une 9cv (type A) motorisée par un monocylindre de marque DE DION BOUTON. Plusieurs modèles mono et bicylindres vont suivre, puis un 4 cylindres.
L'atelier d'assemblage est alors situé 83 rue de Cormeilles à Levallois. Louis Delage, comme il ne cessera de le faire par la suite jusqu’à la victoire en Championnat du Monde en 1927, engage dès le début ses voitures dans les compétitions et obtient de bons résultats.


Les commandes ne cessent d'augmenter. L'atelier devenant trop petit, Louis Delage déménage et s'installe en 1907 rue Baudin, toujours à Levallois. Il dispose alors dès 1908 de 4000 m2 d'atelier. Il remportera cette même année le Grand Prix des Voiturettes à Dieppe : plus de 500 km à 80 km/h de moyenne !

Dès 1909, Delage fabrique ses propres moteurs d’après les moteurs Ballot avec qui il a passé un contrat. Michelat, brillant ingénieur, rentre dans la société pour la conception des véhicules de tourisme et de course. Des carrossiers extérieurs, dont François Repusseau, Kelsch construisent les premières carrosseries.
Devant le succès croissant de la marque et l’explosion des ventes, les ateliers se révèlent trop petits. C'est pourquoi une nouvelle usine est projetée à Courbevoie, Boulevard de Verdun : moderne, conçue avec intelligence, c’est une des plus belles de Paris. DELAGE y emménage en 1912. Le service commercial est installé 60 boulevard Pereire à Paris.

En 1911, les voitures DELAGE type X étudiées par l'ingénieur Michelat gagnent la Coupe de l'Auto à Boulogne.

En 1913, la nouvelle type Y va remporter le Grand Prix de France au Mans, et en 1914, cette même voiture va remporter les 500 miles d’Indianapolis avec René Thomas.

En 1914, Louis DELÂGE accentue son orientation sur la compétition en créant la magnifique type S du grand prix de Lyon, et s'oriente vers la voiture de luxe avec des 6 cylindres d’une grande classe.

Avec la guerre, la production des voitures de tourisme est quasiment stoppée, à l’exception de quelques fabrications pour l’Armée. Mais les usines vont tourner à plein pour soutenir l’effort de guerre.

1918
Après le retour à la paix, DELAGE commercialise la splendide C.O étudiée pendant le conflit et fabriquée pour l’armée : c’est la première voiture de tourisme avec des freins avant. Grâce à ces freins et à son moteur 20 CV six cylindres de 4524 cm3, qui devient en 1921 la CO2, Louis DELÂGE fait Paris-Nice en 16 heures à 67 km/h de moyenne !

Les années 1920…
sont véritablement le premier « Age d’Or » de DELAGE. Les Delage les plus réputées sont la DE et la DI : toutes 2 des 4 cylindres d’environ 2 litres et 11 HP. On tente aussi de rivaliser avec Hispano Suiza en sortant la GL de 30 CV et 5954 cm3, avec une certaine réussite. Puis vient une nouvelle génération de six cylindres avec la DM de 3174 cm3 et la DR de 2516 cm3, le véhicule le plus vendu de l’histoire de la marque, conçu par l’ingénieur Gaultier.

En 1923, Louis DELÂGE qui veut revenir à la compétition à son plus haut niveau innove en construisant (ingénieur Charles Planchon) une fabuleuse 12 cylindres de 2 litres : la 2 LCV.
Après des débuts prometteurs, l’évolution de cette voiture (ingénieur Albert Lory), va se couvrir de gloire en 1924 (Grand Prix d’Europe à Lyon) et 1925 (Grand prix de l’ACF à Montlhéry).
Parallèlement, pour renforcer sa stratégie de communication basée sur le principe « la course automobile améliore la technique et la production industrielle », il fait étudier (ingénieur Toutée et Planchon) 3 voitures de Course de Côte et de Records à 6 cylindres et 12 cylindres. L’une d’elles, la 12 cylindres DH de 10,5 litres va battre en 1924 le record du Monde de vitesse sur route.
La production des véhicules de tourisme continue avec la DI S puis la DI SS. La DM donne la DMS et la DML, équipées du très beau 6 cylindres de 3 litres conçu par Maurice Gaultier.
Toujours passionné de compétition, Louis Delage poursuit son programme et grâce au travail acharné de l’ingénieur Lory et aux moyens techniques colossaux engagés par l’usine conçoit une 8 cylindres de 1500 cm3, la 15 S 8.
Cette voiture, fiable et performante, pilotée par Robert Benoist va remporter les 4 Grands Prix européens de l’année 1927, condition nécessaire pour que DELAGE devienne « Champion du Monde des Constructeurs ».

1930
Louis DELÂGE est toujours attiré par le luxe et la « belle voiture ». Maurice Gaultier conçoit une huit cylindres en ligne de 4061 cm3, la D8 qui évoluera en D8-S (sport). C’est celle qui restera dans l’esprit de beaucoup comme « LA » DELAGE … Les plus belles carrosseries habilleront ce châssis et DELAGE remportera la 1ére place dans la plupart des concours d’élégance.

Mais le contrecoup de la crise économique de 1929 arrive et les difficultés dues à la mévente s’accumulent pour les fabricants de voitures de luxe. Louis Delage entreprend néanmoins un vaste effort de renouveau technique, aidé par un groupe de concessionnaires et de banquiers. Rien n’y fait : la situation commerciale et financière de la firme est durement ébranlée.
En 1932, arrive la D6-11, 6 cylindres de 2101 cm3, et deux ans plus tard la nouvelle DELAGE huit cylindres : la D8-15 de 2768 cm3. Ces deux modèles, équipés de roues avant indépendantes et d’un moteur à la technique innovante ne suffiront pas à freiner la chute des ventes. Les derniers modèles qui voient le jour à Courbevoie sont les D6-65, D8-85 et D8-105, eux aussi techniquement très intéressants, et conçus par le brillant ingénieur Michelat. Rien n’y fera et les appuis de Louis DELÂGE se dérobent un à un. La mise en liquidation volontaire de l’usine de Courbevoie est décidée le 20 Avril 1935.
1935 : DELAGE continue…
Mais Louis DELÂGE ne voulait pas s’avouer vaincu et avait envisagé nombre de solutions pour sauver sa société, le nom qui s’était si brillamment illustré sur les circuits, et la réputation de qualité de ses fabrications.
Parmi celles-ci, un projet verra le jour et va apporter à DELAGE un nouvel élan, et la création de voitures parmi les plus réussies de la marque, une sorte de second « Age d’or »…
Aidé de l’homme d’affaires Walter WATNEY, Louis DELAGE crée la « Société Nouvelle des Automobiles Delage », qui va étudier et commercialiser des voitures DELAGE assemblées à partir de la production DELAHAYE.

Cette union va donner naissance à une gamme allant de la 4 cylindres DI 12 à la majestueuse D8 120, en passant par la 6 cylindres D6 70, voiture qui remportera un large succès. Toutes ces voitures, comme leurs devancières, vont porter la « touche DELAGE » et celles qui seront habillées par les plus grands carrossiers glaneront toutes les premières places dans les Concours d’Elégance.
La D6 70 sera déclinée en version « course » et l’on verra à nouveau briller le nom de DELAGE sur les circuits, avec un certain succès.
Après la guerre, un modèle six cylindres 3 litres va être produit au sein du groupe DELAGE DELAHAYE, mais finalement le nom disparaît après le Salon 1953.
Dès la fin de la production, un club est créé pour perpétuer le souvenir de Louis DELÂGE, l'image de la marque et fournir aux propriétaires de DELAGE un soutien logistique :

 

Rapide et silencieuse, elle passe c'est une DELAGE © Ne faire qu'une chose mais la bien faire © La belle voiture Française © Champion du monde 1927 ©
Conception et Réalisation : A à Z Consultant